Le pâturage est largement accepté socialement et, malgré ses limites, il est pratiqué pour de nombreuses raisons. Cependant, nombre de ses avantages ont leur revers. Si la capacité des animaux à brouter de l'herbe fraîche est optimale en termes de travail et d'utilisation des ressources, le pâturage est chronophage, limitant l'ingestion d'aliments et donc la productivité . La liberté de mouvement des animaux est bénéfique à bien des égards, mais ces déplacements consomment également de l'énergie et limitent davantage leurs performances.
Le projet MovingCattle étudie les déplacements des animaux au pâturage dans les alpages. Son objectif principal est d'enregistrer les trajectoires du plus grand nombre d'animaux possible avec une haute résolution temporelle. Outre la distance parcourue, le dénivelé positif est particulièrement important. Des mesures de fréquence cardiaque permettent de documenter l'activité biologique des animaux au pâturage. Il sera également possible de détecter l'influence des variations de température quotidiennes.
Durant l'été 2025 et 2026, de jeunes bovins, des vaches laitières et des chèvres seront équipés de colliers GPS . Des systèmes transmettant leurs données à un serveur internet via un modem GSM, ainsi que des solutions LoRaWAN locales, seront utilisés. L'expertise internationale existante sera mise à contribution pour évaluer la charge de travail supplémentaire.
Le projet vise à évaluer la charge de travail supplémentaire induite chez les animaux par différents systèmes de pâturage. L'objectif est d'intégrer ces résultats dans la gestion pratique du pâturage.



