se sont réunis HBLFA Raumberg-Gumpenstein, du Centre autrichien pour l'ours, le loup et le lynx , et des experts d' AGRIDEA Suisse pour un échange d'informations et d'expériences sur le thème des grands prédateurs. Le loup représente actuellement le plus grand défi.
Les premiers loups sont apparus en Suisse il y a plus de 20 ans. Confrontée à ce problème depuis longtemps, la Suisse a acquis une expérience considérable en la matière. Avec la prolifération des loups, les attaques contre le bétail ont également augmenté. La Suisse s'efforce de minimiser les dégâts grâce à la mise en place de clôtures, au recours à des chiens de protection des troupeaux et à l'élimination des loups problématiques.
En Autriche, la plupart des loups sont de jeunes loups solitaires errants. On compte actuellement trois meutes en Autriche (Allentsteig, Guttenbrunn et la meute frontalière avec la Bavière) et seize en Suisse. Les deux pays sont confrontés aux mêmes problèmes liés aux migrations des loups : leurs itinéraires sont imprévisibles et, si les loups rencontrent du bétail non protégé (principalement des moutons), des attaques peuvent se produire.
Les discussions ont porté sur la prévention des attaques de ces animaux, et tous les participants se sont accordés sur la nécessité de protéger le bétail en cas d'attaque. Cette protection peut être assurée par une clôture électrique, le regroupement des troupeaux ou l'utilisation de chiens de protection de troupeaux. La législation autrichienne n'autorisant pas encore l'utilisation de ces derniers, la mise en place de clôtures ou le regroupement des troupeaux demeurent, pour le moment, les seules options. Les pâturages déjà clôturés doivent être équipés au plus vite de clôtures de protection du bétail. Sur les zones non encore protégées, une clôture doit être érigée conformément à la norme actuellement proposée. Pour les pâturages alpins, chaque parcelle doit faire l'objet d'une évaluation individuelle afin de déterminer si la protection par une clôture de protection du bétail est possible et opportune. Parallèlement, il convient d'éliminer les prédateurs qui causent de plus en plus de dégâts au bétail.
L'échange d'expériences concernant les clôtures électriques a permis de recueillir des informations précieuses. De plus en plus de fournisseurs améliorent leurs systèmes de clôture pour la protection du bétail, et de nouvelles solutions plus performantes apparaissent constamment.
La Suisse possède déjà une vaste expérience en matière de chiens de protection des troupeaux, leur utilisation étant pratiquée depuis un certain temps. En Autriche, le Centre autrichien pour l'ours, le loup et le lynx travaille à l'élaboration d'un concept adapté au sein d'un groupe de travail dédié, dans le cadre du projet LIFEstockProtect ; les expériences suisses seront intégrées à ces travaux.
L'efficacité de la protection du bétail en Autriche a été démontrée à l'aide de deux exemples d'alpages. Sur le Grabneralm (Admont, Styrie), un petit troupeau de 28 moutons est maintenu sur le pâturage des bovins jusqu'à fin juillet, puis transféré vers des alpages plus élevés où ils peuvent paître en liberté et bénéficier d'un enclos nocturne. Le temps de travail exact consacré à la construction de la clôture, à la surveillance des animaux, à l'entretien des pâturages et à la conduite du troupeau est enregistré. Le bien-être des animaux est évalué en fonction de leur prise de poids.
Le second alpage est Hauser Kaibling, qui abrite 720 moutons et fait l'objet d'une gestion ciblée du pâturage par les bergers. Le rassemblement constant des moutons assure une protection minimale.
Durant ces deux jours, des informations précieuses concernant la protection du bétail ont été échangées. Ce type de dialogue direct et de compréhension mutuelle favorise la coopération, dont toutes les parties bénéficient. Il ne s'agira certainement pas de la dernière réunion de ce genre !



