À ce jour, l'olfactométrie est la seule méthode pratique « in vivo » d'évaluation des odeurs ; toutefois, l'échantillonnage n'est efficace qu'à la source même et non dans la zone d'émission. Dans ce cas, l'utilisation de modèles de dispersion s'avère utile : c'est le seul moyen de déterminer la pollution olfactive dans une zone cible définie. De plus, les modèles de dispersion assistés par ordinateur permettent de déterminer la contribution des différentes sources au niveau global de pollution.
Le modèle GRAL étudié est un modèle numérique complexe (modèle de Lagrange) à coordonnées mobiles. Associé au modèle d'écoulement amont GRAMM (Graz Mesoscale Model), et grâce à des algorithmes spécifiques prenant en compte la dispersion par faible vent et la prise en compte de différents types et groupes de sources, ainsi que de la complexité du terrain et des bâtiments, ce programme est de plus en plus utilisé pour calculer les niveaux de pollution. Des jeux de données de validation nationaux et internationaux existent pour les simulations d'oxydes d'azote (NOx ) et de gaz traceurs ; toutefois, une comparaison normalisée entre les niveaux d'odeur prédits et la perception réelle des sujets testés sur le terrain fait encore défaut.
Les relevés olfactifs constituent une méthode reconnue d'évaluation des modèles de dispersion des odeurs ; ils doivent être réalisés conformément à la norme EN 16841-1:2016 (Air extérieur – Détermination des émissions d'odeurs par relevés – Partie 1 : Mesures sur grille). Le résultat d'un relevé olfactif est le nombre d'heures annuelles d'odeurs pour des zones spécifiques prédéfinies (grille) ou pour des points désignés. Ces résultats peuvent être directement comparés aux valeurs issues des calculs informatiques d'émissions d'odeurs.



